BlaBlacar (rément contente)

Décidant d’aller retrouver la famille du côté de Montpellier, j’ai opté pour BlaBlacar pour la première fois. Nan, pasque le TGV à cette époque, surtout si on s’y prend au dernier moment, ça vous coûte un bras. L’avion en partance de Paris ou de Nantes, ça vous coûte un œil. Ok, il vous reste les deux jambes pour s’y rendre à pied…

 

Premier check pour l’aller avec Y (non je ne dévoilerais pas son prénom) et ça a tout de suite matché avec la conductrice et son fiston. On a discuté à bâtons rompus, plaisanté, fait des pauses pipi-clope-café-bouffe, un peu raté un embranchement mais je n’ai pas vu passer les 6h30 de trajet.

 

Et il y avait une telle osmose entre la mère et son fils (tous deux à l’avant) que je trépignais de sortir mon appareil photo pour immortaliser leurs portraits. Voyez-vous un petit garçon de 12 ans qui ne passe pas son trajet sur un smartphone ou une console de jeux et qui vous pose des questions, tout souriant, ça réconcilie avec la nouvelle génération.

 

C’est une fois arrivés à la gare Saint Roch de Montpellier que j’ai dégainé mon 6D en leur demandant s’ils voulaient une photo. Y souriante a accepté avec bonheur et son fils aussi (et ça se voit sur les photos). Je demande toujours aux gens si je peux les prendre en photo avant, c’est mon côté pudique.

 

Résultat des clichés dont je suis assez fière, voyez le résultat : une maman et son fils, heureux et complices (et qu'ils sont beaux !!!). Y faisant le retour dès le lendemain, nous nous sommes échangées des SMS, le fait d’habiter Tours toutes les deux et d’avoir nos frangines sur Montpellier, ça peut créer des liens…

 

Nous sommes restées en contact avec Y et je lui ai envoyé les photos. Y si tu me lis et que tu repars à Montpeul… je viens avec toi !

 

Une semaine plus tard…

 

Deuxième check pour le retour avec B, jeune homme d’une vingtaine d’années. J’arrive au point de rendez-vous et je suis donc la seule femme (l’âge d’être leur mère, en fait) avec trois garçons. Je prie intérieurement pour ne pas me taper du rap durant six ou sept heures.

 

On tape un peu la discute et si B habite la banlieue de Tours, les autres se dispatchent autour du département. Ils se sont tous rencontrés lors des courses de taureaux en Camargue. Ayant vu lors de mon séjour dans l’Hérault des lâchages de vachettes avec des gars de banlieue venus faire les cakes, je suis à des lieues d’imaginer que les 3 garçons qui sont dans la voiture ne font pas semblant avec des… taureaux ! La preuve, c’est que personne ne voulait croire qu’ils n’étaient pas de la région lorsqu’ils affrontaient ces grosses bêbêtes et eux se présentaient comme des touristes. Et l’un d’eux sort  dans la discussion : Si on y retourne, faut qu’on se fasse flocquer des T-Shirts pour qu’on nous repère.  Et là, l’idée ne pas quittée du trajet : taureaux + touristes = les tauristes.

 

Et oui j’ai des marottes lorsque je ne conduis pas,  j’ai fait une fixette sur les portraits de Y et Z (et ouais) pendant tout le voyage, et sur le logo que je pouvais faire les deux Compagnons. Effectivement, deux d’entres eux sont Compagnons du Devoir, autant vous dire qu’ils voient du pays. Et pour avoir travaillé en intérim chez les Compagnons, les mots « prévot » et « lapin », ne me sont pas inconnus.

 

De plus B a mis « Petit Biscuit » comme musique lors du trajet, musique easy listening appropriée pour rêvasser même si lui aussi (décidemment) a raté un embranchement.

 

Et voilà ce que j'ai envoyé à B pour le remercier de ce retour.

 

 

 

BlaBlacarrément heureuse !

 

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